28 juin 2014

Un week-end de Tim


Déjà le 427e, hélas, hélas !!!

Hello,

Une histoire vraie un peu longue, des photos et des liens post concert, c’est le programme de ce numéro exclusivement consacré à Tim.

Des bises réglementaires aux filles. dup




La procédure à la RATP, c’est la procédure !

Si vous trouvez un téléphone dans le métro ou le RER, surtout ne le laissez pas à la RATP. Vous risquez plus de compliquer la vie de  son propriétaire que de lui rendre service, car un agent de la Régie applique la procédure, rien que la procédure.

Les faits
Samedi 21 juin. Mon fils Timothée perd son téléphone portable dans le RER B dans la nuit de samedi 21 juin à dimanche 22 juin.
Par chance, un voyageur le trouve.
Il laisse gentiment  plusieurs messages à différents contacts sur le téléphone de Tim entre 2h30 et 4h00 du matin (certains d’entre vous peuvent en témoigner).

Dimanche 22 juin. Timothée réussit à joindre la personne qui a trouvé son téléphone. Elle le dépose à la gare de St Rémy-lès-Cheveuse.
A 11h30, Timothée se présente au guichet pour récupérer son portable. Après avoir décrit le téléphone (marque, modèle, couleur), la femme derrière le guichet lui demande le code IMEI. Mon fils ne le connaît pas car c’est une amie qui lui a donné le téléphone. Par contre, il lui fait remarquer qu’il sait que son téléphone est là, qu’il est capable de le décrire et de donner le code SIM. N’est-ce pas la preuve que ce téléphone est bien à lui ? L’employée zélée persiste et déclare à nouveau que « La Procédure, c’est de donner l’IMEI ».
Venu chercher Tim depuis Rambouillet (20 km), je suis témoin de ce dialogue et je peux affirmer qu’à aucun moment, il ne s’est montré désagréable. Nous décidons de joindre l’amie qui a donné le portable.

Dimanche 13h15. Nous recevons enfin par mail, la facture  du téléphone acheté chez Darty. Nous transmettons tous les numéros existants sur ce document. Hélas, aucun de ces numéros ne ressemble, d’après ce que nous affirme la représentante de la RATP, au numéro sous la batterie du téléphone (qu’elle a pu ouvrir uniquement grâce aux indications de mon fils !!!). Après un entretien d’un bon quart d’heure au téléphone avec son supérieur, elle revient en nous disant « sans numéro IMEI pas de téléphone ». Elle va donc l’envoyer à 20 heures aux objets trouvés rue des Morillons, « c’est la procédure ».
Dépités devant une attitude qui frôle le grotesque tout en « soit disant » respectant la procédure, nous décidons de rentrer à la maison. Timothée commence tôt le lundi matin son travail d’été et son téléphone lui serait d’une grande utilité.

Dimanche14h30. Arrivés chez nous, nous expliquons la situation à mon épouse qui décide de téléphoner à la gendarmerie de Chevreuse où le gendarme de garde n’en revient pas. « Vous avez la chance de tomber sur une personne honnête qui laisse le téléphone à la gare et vous prévient, vous prouvez qu’il est à vous et elle ne veut pas vous le rendre ! Appelez-moi si elle persiste et j’interviens ! » nous dit-il.

Dimanche 15h00. Forts de ce soutien, nous retournons à la gare RER de St Rémy-les-Chevreuse pour essayer à nouveau de convaincre l’employée procédurière. Rien n’y fait, pas même une conversation téléphonique de 15 bonnes minutes avec le gendarme cité précédemment. Bien au contraire, derrière sa vitre, elle devient agressive et insultante : « Vous n’avez rien d’autre à faire le dimanche ? nous dit-elle…Vous ne voulez pas comprendre, je veux le code IMEI, c’est la procédure… Vous devez travailler dans un bureau pour être aussi bornés… On voit bien que vous n’avez pas l’habitude de communiquer avec les gens… moi, je travaille le dimanche, vous non… etc. »

Dimanche 16h00. Devant autant de bêtise, nous décidons de rentrer chez nous non sans nous être arrêtés au passage à la gendarmerie pour remercier le gendarme de garde qui n’en revient toujours pas. Timothée devra se rendre rue des Morillons dans 4 jours pour y récupérer son téléphone !!

Découverte !
Quelle n’est pas notre surprise, quand en consultant internet, nous découvrons sur le site de la préfecture de police la « procédure » pour récupérer un téléphone perdu. Je vous laisse la lire :

L'objet est un téléphone portable, il vous faut présenter les éléments suivants :
le numéro IMEI (numéro de série qui peut vous être donné par votre opérateur et figurant sur la facture d’achat) ou, par défaut, le numéro de la carte SIM.


Alors, avant de se référer à la procédure, il convient de savoir lire jusqu’au bout. Ce que n’a pas fait l’employée du dimanche. Car évidemment, le numéro de la carte SIM nous l’avions et jamais elle nous l’a demandé. Ce pourrait être une histoire de blonde comme la couleur de cheveux de cette femme. Mais, même si elle va faire rire toutes mes relations, sur le coup elle ne nous a pas vraiment amusés.

Demande
Je ne sais pas si je respecte bien la procédure mais, j’ai demandé à la RATP, si elle a eu la patience de me lire jusqu’au bout, de bien vouloir chercher comment nous dédommager pour cet abus de procédure.
- 80 kilomètres en voiture ;
- 5 heures perdues ;
- 2 déjeuners à la brasserie de la gare en attendant l’envoi de la facture du téléphone (nous n’avons pas pris le menu gastronomique) ;
- le dérangement de la gendarmerie qui a sans doute mieux à faire ;
- le dérangement de l’employée qui n’a pas pu continuer à regarder son film « Nos jours heureux » ;
- les frais pour récupérer un téléphone bien usagé qui valait 24,50 euros il y a quelques années.

Vous voulez les factures et une note de frais ou on négocie le tout à 200 euros ou en billets de métro ? ai-je demandé dans mon courrier de réclamation.

Précisions
Quelques points à préciser à cette collaboratrice débordante de zèle et de mépris.
Journaliste et pharmacien, je dirige une petite société de presse. Donc effectivement, je n’ai pas l’habitude de communiquer !!!
Bon je reconnais que je ne lui ai rien dit, elle a dû être formée à la psychologie et à l’analyse comportementale pour deviner aussi ‘facilement’ qui sont les gens face à elle !!!
En outre, quitte à écrire une belle histoire, autant la faire lire. Je vais donc m’employer à diffuser cette petite chronique auprès de mes lecteurs qui, j’en suis certain, sauront l’apprécier. C’est la procédure habituelle, un journaliste qui écrit doit publier.
Enfin, je ne doute pas des difficultés quotidiennes que rencontrent un grand nombre d’employés de la RATP ou de la SNCF. Mais, tomber sur trois Rambolitains insistants pour récupérer un modeste téléphone le dimanche après-midi, voilà c’est certain, une épreuve propre à déclencher un droit de retrait. Heureusement, ils étaient déjà en grève.

Moralités
1. Il peut être est préférable de ne pas retrouver son téléphone plutôt que de tomber sur une personne honnête.
2. Appliquer la loi, n’empêche pas de réfléchir. Encore faut-il être doté d’un peu de bon sens et d’humanité.
3. Enfin, si vous passez un dimanche à St Rémy et que notre blonde enveloppée s’ennuie derrière son guichet, dites-lui mer….ci de la part de Tim, c’est la procédure de politesse.  


Tim en concert à Versailles le 21 juin



Heureusement, samedi soir, nous avions passé un excellent moment avec Tim sur scène. Merci à tous ceux qui sont venus le soutenir.




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Un moyen de communiquer ensemble