22 avril 2013

J'me souviens plus


Déjà le 398e, hélas, hélas, hélas !!!

Un peu de réflexion pour une fois,

J’ai eu l’occasion de participer récemment à une conférence sur la mémoire. Pendant que je m’en souviens encore, je vous fais part de quelques-uns des propos entendus. Ainsi, un sympathique professeur de Caen, Francis Eustache, nota qu’heureusement la mémoire sait retenir et aussi oublier ou mettre de côté.
J’imagine, l’enfer si nous avions en tête en permanence tout ce que nous entendons comme bêtises tous les jours. Je crois également qu’il serait impossible de vivre si nos peines demeuraient à chaque instant aussi douloureuses.

Il en est de même pour la mémoire collective. Ainsi, Denis Peschanski, historien et Président du conseil scientifique du Mémorial de Caen, nous expliqua, qu’il avait été « décidé » d’oublier de parler et de rappeler que les bombardements alliés avaient fait bien plus de victimes à Caen que tous les Allemands en Normandie pendant la guerre. Pour autant, s’il convient de valoriser le devoir de mémoire des héros du débarquement et des victimes de la Choa, il ne sert à rien pour nos générations futures de conserver des souvenirs « négatifs » de ceux qui nous ont libéré.

Cela m’a fait penser à l’évolution des responsabilités des dirigeants. Bien entendu, nous comprenons qu’il ait été nécessaire de punir ceux qui avaient collaboré avec l’ennemi, même si ceux qui n’ont rien fait ni rien dit furent de loin les plus nombreux. Pas de culpabilité pour la majorité que, bien entendu, je ne juge ni ne condamne. Il y a une vingtaine d’années, je crois, mais je n’ai pas la mémoire des dates, nous avons connu une évolution dans la graduation avec, "les responsables mais pas coupables". Vous vous souvenez sans doute cette qualification au moment du sang contaminé.

Avec les affaire récentes de Monsieur C et du grand rabbin, nous avons franchi encore une nouvelle étape. L’excuse du déni. Ils ont oublié, gommé de leur mémoire, inventé, menti mais, bien entendu, ce ne n’est pas de leur faute, juste celle de leur part d’ombre ou de leur imagination qui leur a joué un tour. A force d’oublier on croit que c’est vrai… pas mal, non ?

Ne voyez dans mes propos aucun signe à consonance phobique, simplement l’ébauche de mes prochaines justifications. Car enfin, c’est tout de même vachement pratique de perdre la mémoire. L’anniversaire de mariage, l’argent emprunté, la déclaration des revenus, la limitation de vitesse, le nombre de verres ingurgités pendant une soirée… autant de parts d’ombre et de dénis potentiels faciles à argumenter devant la loi familiale ou républicaine, non ?

Allez quelques dessins pour rire et une bise aux amies. dup






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